Selon une étude de janvier 2020, la contamination au Covid-19 par l’intermédiaire des surfaces et des objets a été confirmée par une équipe de chercheurs de l’Université de Ruhr, en Allemagne. Cette voie de transmission n’est pas la principale, mais elle reste un point de vigilance dans les lieux de travail, les établissements recevant du public et les espaces collectifs. C’est aussi ce qui explique les recommandations de désinfection des surfaces, en complément des mesures d’hygiène et des gestes barrières.
Pourquoi la désinfection des surfaces reste importante
Comprendre le risque de transmission par les surfaces et les objets touchés
Le virus peut se déposer sur des surfaces et des objets touchés fréquemment : poignées, interrupteurs, tables, comptoirs, rampes, boutons d’ascenseur, matériel partagé. Le risque augmente quand plusieurs personnes manipulent les mêmes objets dans un temps court, en particulier si une personne infectée a contaminé la zone. Dans un bureau, une salle de pause ou un hall d’accueil, la logique est la même : plus les contacts sont nombreux, plus le nettoyage-désinfection des surfaces doit être structuré.
Les surfaces touchées ne sont pas toutes équivalentes. Une table de réunion utilisée par dix personnes dans la journée n’appelle pas le même niveau d’attention qu’une étagère peu manipulée. On cible donc en priorité les points de contact, pas l’ensemble du mobilier au même rythme.
Protéger les lieux de travail, les établissements recevant du public et les espaces collectifs
La désinfection des lieux de travail et des établissements recevant du public vise à limiter la transmission indirecte et à sécuriser les usages quotidiens. Dans les espaces collectifs, la circulation est continue : salariés, clients, visiteurs, usagers, enfants, patients. C’est précisément pour cela que Suprasteam intervient dans des secteurs où l’hygiène ne supporte pas l’approximation, comme les espaces collectifs et publics, le milieu médical ou encore l’agroalimentaire.
Dans ces environnements, la désinfection des surfaces s’inscrit dans une logique de bionettoyage : on nettoie, puis on désinfecte, avec des protocoles adaptés au niveau de risque et au type de support.
Ce que rappellent les autorités de santé sur le nettoyage et la désinfection
Le Haut Conseil de la santé publique a rappelé, dès le 18 février 2020, les modalités de bionettoyage pour un logement ou une chambre d’hospitalisation d’un patient confirmé. L’Anses a également rappelé, le 2 avril, la nécessité de désinfecter les surfaces, tout en alertant sur les dangers liés aux vapeurs toxiques de certains désinfectants et nettoyants. Le message est clair : la désinfection est utile, mais elle doit être maîtrisée.
Pour les établissements de santé, les recommandations sont encore plus strictes. Le bionettoyage en milieu hospitalier repose sur une séquence précise, avec des exigences de propreté microbiologique et de traçabilité.
Nettoyage et désinfection : quelle différence ?
Nettoyer avant de désinfecter
La désinfection ne s’applique que sur une surface propre et déjà nettoyée. C’est un point de base souvent oublié. Si des salissures, de la poussière ou des graisses restent en place, le produit désinfectant agit moins bien. Le nettoyage enlève la matière visible ; la désinfection réduit ou inactive les micro-organismes restants.
On peut comparer cela à une vitre sale : si l’on pulvérise un produit sur une surface encrassée, on traite mal la zone. En revanche, si la surface est d’abord nettoyée, l’action du produit ou de la vapeur est beaucoup plus homogène.
Ce que signifie une désinfection efficace sur des surfaces propres
La désinfection est une opération à effet momentané qui permet d’éliminer ou de tuer des micro-organismes et d’inactiver les virus portés par des milieux inertes contaminés. En pratique, cela veut dire qu’un produit ou un procédé de désinfection doit être appliqué dans de bonnes conditions : bonne surface, bon temps de contact, bonne concentration, bon geste.
Sur des surfaces propres, la désinfection devient réellement utile pour casser la chaîne de transmission. C’est le cas dans une chambre, une cuisine collective, une salle de soins ou un espace d’accueil recevant du public.
Quand la désinfection est réellement utile
La désinfection est pertinente dès lors qu’il existe un niveau d’exposition significatif : présence de personnes fragiles, forte fréquentation, partage d’équipements, suspicion de contamination, zone à risque sanitaire. Dans un bureau fermé, une salle de classe, une crèche ou un restaurant, on ne traite pas les mêmes surfaces ni avec la même fréquence, mais on conserve la même logique : nettoyer d’abord, désinfecter ensuite les points sensibles.
Quelles méthodes pour désinfecter les surfaces ?
Les produits désinfectants les plus utilisés
La désinfection des surfaces repose souvent sur des produits chimiques : eau de Javel, détergents désinfectants, produits nettoyants avec action virucide ou bactéricide. Ces solutions sont connues, largement utilisées et efficaces lorsqu’elles sont bien appliquées. Elles demandent toutefois de respecter les consignes du fabricant, les temps de contact et les précautions d’emploi.
Eau de Javel et autres produits chimiques
L’eau de Javel reste l’un des produits les plus connus pour la désinfection. Elle peut être utile sur certaines surfaces compatibles, mais elle n’est pas universelle. Elle peut être irritante, corrosive et générer des vapeurs désagréables ou dangereuses si elle est mal utilisée ou mélangée à d’autres produits. Les produits chimiques ne sont donc pas une solution neutre : ils doivent être choisis avec méthode.
Produits nettoyants et produits désinfectants prêts à l’emploi
Les produits prêts à l’emploi simplifient l’utilisation, mais ils ne dispensent pas de vérifier leur efficacité sur le support concerné. Un bon produit désinfectant doit être adapté à la surface, au niveau de risque et à l’usage du lieu. Sur des surfaces fréquemment touchées, il faut privilégier des produits clairement identifiés comme virucides, bactéricides, fongicides ou levuricides selon le besoin.
La désinfection vapeur comme alternative
La vapeur constitue une autre voie de désinfection des surfaces. Suprasteam développe des dispositifs de désinfection vapeur pour les professionnels et les industriels, avec une technologie de vapeur saturée pensée pour les contraintes de terrain. La vapeur à haute température permet de nettoyer, dégraisser et désinfecter sans recourir à des produits chimiques, ce qui réduit les risques liés à l’utilisation de ces produits.
Principe de la vapeur sur les surfaces et objets touchés
La vapeur agit par la chaleur et la pression. Dans les gammes Suprasteam, elle atteint des températures élevées, jusqu’à 155 °C à la buse pour certains bionettoyeurs, et même davantage selon les équipements industriels. Elle permet de traiter des surfaces et objets touchés, des recoins, des zones complexes et des supports difficiles d’accès. C’est particulièrement utile dans les chambres, les sanitaires, les cuisines professionnelles ou les équipements roulants.
Intérêt d’une solution plus écologique
La vapeur présente un intérêt concret : elle limite l’usage de produits chimiques, réduit la consommation d’eau (jusqu’à 90 % d’économie d’eau sur certaines applications) et évite les résidus. Dans un hôpital, une crèche ou un établissement recevant du public, cela change la donne : moins de bidons, moins d’effluents, moins de risques pour les opérateurs et pour les usagers.
Cette approche est particulièrement adaptée aux secteurs où la désinfection doit rester compatible avec des environnements sensibles. C’est aussi ce qui explique le recours à des solutions comme le nettoyage-désinfection des surfaces en milieu hospitalier, où la maîtrise du risque sanitaire et la réduction des produits chimiques vont de pair.
Quels produits recommander pour la désinfection ?
Choisir un produit adapté à la surface et au niveau de risque
Le meilleur produit n’est pas le plus agressif. C’est celui qui correspond à la surface, au type de contamination et au protocole en place. Une poignée de porte, un plan de travail, un sol, un textile ou un équipement médical n’appellent pas le même produit ni la même méthode. Le choix doit aussi tenir compte de la compatibilité avec les matériaux.
Dans les lieux de travail et les établissements recevant du public, mieux vaut privilégier des produits désinfectants validés pour un usage professionnel, avec une fiche technique claire et des consignes précises.
Vérifier les propriétés virucides, bactéricides, fongicides et levuricides
Un produit de désinfection sérieux doit afficher ses propriétés. Selon le contexte, on cherchera une action virucide contre les virus, bactéricide contre les bactéries, fongicide contre les champignons et levuricide contre les levures. Dans un contexte Covid, la propriété virucide est évidemment centrale.
Les produits de nettoyage-désinfection doivent aussi être utilisés dans les bonnes conditions : dosage, temps de contact, mode d’application. Un produit mal appliqué perd vite son intérêt.
Précautions d’utilisation des produits de désinfection
Les désinfectants ne doivent pas être mélangés au hasard. L’association de certains produits peut dégager des vapeurs toxiques, comme c’est le cas avec certains mélanges à base de chlore. Il faut aussi éviter les surdosages, ventiler les locaux et protéger les opérateurs lorsque le protocole l’exige.
Dans un environnement professionnel, la question n’est pas seulement “quel produit utiliser ?”, mais “comment l’utiliser sans créer de risque supplémentaire pour la santé” ?
Quels sont les risques liés aux désinfectants ?
Risques chimiques et vapeurs toxiques
L’Anses a alerté sur les dangers des vapeurs toxiques des désinfectants et autres nettoyants habituels. Ce risque est réel dans les espaces clos, mal ventilés ou lors d’une utilisation intensive. Les produits chimiques peuvent irriter les voies respiratoires, la peau et les yeux. Ils peuvent aussi poser problème pour les agents chargés du nettoyage quotidien.
Dans certains cas, le risque chimique devient presque plus préoccupant que le risque microbiologique initial. C’est là que les solutions sans chimie, comme la vapeur, prennent tout leur sens.
Effets possibles sur la santé et sur l’environnement
L’usage répété de produits désinfectants peut exposer les équipes à des irritations, des allergies ou des troubles respiratoires. Sur le plan environnemental, les rejets de produits et les effluents pèsent aussi dans la balance. Dans l’industrie, l’agroalimentaire ou les espaces collectifs, ces contraintes comptent autant que l’efficacité immédiate.
Les dispositifs vapeur Suprasteam répondent précisément à cette logique : moins de chimie, moins d’eau, moins de résidus. Sur des équipements comme le nettoyage vapeur au service de l’industrie agroalimentaire, l’enjeu est autant sanitaire qu’opérationnel.
Bonnes pratiques pour limiter les risques lors de l’utilisation des produits
Pour réduire les risques, il faut respecter quelques règles simples : lire la fiche technique, doser correctement, porter les équipements de protection adaptés, ventiler les locaux et ne jamais multiplier les produits sans logique. Le bon réflexe consiste aussi à réserver les désinfectants aux surfaces et aux situations qui le justifient vraiment.
- Utiliser le produit sur une surface propre.
- Respecter le temps de contact indiqué.
- Éviter les mélanges de produits.
- Ventiler après application.
- Former les équipes aux bons gestes.
À quelle fréquence désinfecter les lieux publics et les établissements ?
Adapter la fréquence selon le niveau d’exposition et la fréquentation
Il n’existe pas une fréquence unique valable partout. Une salle d’attente, un open space, une crèche ou un restaurant n’ont pas les mêmes besoins. La fréquence dépend du passage, du niveau de contact et de la vulnérabilité des personnes présentes. Plus la fréquentation est élevée, plus les surfaces de contact doivent être traitées souvent.
Prioriser les surfaces fréquemment touchées
Les surfaces fréquemment touchées doivent passer en priorité : poignées, interrupteurs, rampes, bureaux partagés, sanitaires, commandes, tables, chariots, équipements communs. Dans les lieux de travail, ce sont souvent ces points de contact qui concentrent le risque de transmission.
La logique est la même dans les établissements recevant du public : on cible les surfaces et objets touchés, pas les zones peu manipulées. Un nettoyage-désinfection des locaux bien pensé vaut mieux qu’une désinfection massive mal ciblée.
Cas des établissements recevant du public et des lieux de travail
Dans les ERP, la désinfection doit s’intégrer aux routines d’entretien. Elle peut être quotidienne sur les points de contact, renforcée en période de circulation virale, ou ponctuelle après un incident identifié. Dans les lieux de travail, le protocole doit être compatible avec l’activité : on ne traite pas un atelier, un bureau et une salle de réunion de la même façon.
La désinfection massive est-elle nécessaire ?
Quand une désinfection ciblée suffit
Une désinfection ciblée suffit souvent, à condition de viser les bonnes zones. C’est le cas quand le risque est limité, que les surfaces sont peu manipulées ou que le nettoyage est déjà rigoureux. Inutile de traiter tout un bâtiment avec la même intensité si seuls certains points de contact posent problème.
Pourquoi une désinfection systématique n’est pas toujours justifiée
La désinfection systématique de toutes les surfaces n’apporte pas toujours un bénéfice proportionné. Elle consomme plus de produits, augmente l’exposition chimique et peut créer une fausse impression de sécurité. Le bon niveau de réponse dépend du contexte. Dans beaucoup de cas, un nettoyage régulier, complété par une désinfection des surfaces touchées, suffit.
Le rôle des mesures d’hygiène et des gestes barrières
La désinfection ne remplace pas les mesures barrières. Le lavage des mains avec de l’eau et du savon, l’usage de gants quand il est nécessaire, la ventilation, la distanciation et l’organisation des flux restent essentiels. C’est l’ensemble de ces mesures qui réduit réellement la transmission.
Dans une crèche, un hôpital ou une salle de pause, la désinfection des surfaces n’est qu’un maillon. Elle fonctionne avec le reste, pas à la place du reste.
FAQ
Quels sont les meilleurs produits pour désinfecter les surfaces ?
Les meilleurs produits sont ceux qui sont adaptés au support, au niveau de risque et à l’usage du lieu. Il faut vérifier leurs propriétés virucides, bactéricides, fongicides ou levuricides selon le besoin. En environnement professionnel, les produits prêts à l’emploi et les détergents désinfectants sont souvent utilisés, mais la vapeur reste une alternative intéressante quand on veut réduire les produits chimiques.
La vapeur est-elle efficace pour désinfecter ?
Oui. La désinfection vapeur permet de traiter de nombreuses surfaces et de nombreux objets touchés sans recourir à des produits chimiques. Les équipements Suprasteam utilisent une vapeur à haute température et, selon les modèles, une aspiration intégrée. Cela permet un nettoyage-désinfection des surfaces en un seul passage sur de nombreux supports.
Quels sont les risques chimiques des désinfectants ?
Les principaux risques sont les irritations, les troubles respiratoires et les vapeurs toxiques, surtout en cas de mauvaise utilisation ou de mélange de produits. L’Anses a rappelé ces dangers. Il faut donc respecter les dosages, les temps de contact et les consignes de ventilation.
Faut-il désinfecter tous les jours les lieux publics ?
Pas forcément tous les lieux, mais les surfaces fréquemment touchées doivent être traitées régulièrement, souvent quotidiennement dans les zones à forte fréquentation. La fréquence dépend du type de lieu, du passage et du niveau de risque. Dans les ERP et les lieux de travail, la priorité va aux points de contact.
La désinfection massive est-elle vraiment nécessaire ?
Non, pas dans tous les cas. Une désinfection ciblée, bien faite, est souvent plus pertinente qu’une désinfection massive. Le bon réflexe consiste à nettoyer d’abord, puis à désinfecter les surfaces utiles, sans surtraiter les zones peu exposées.
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